watch and learn/ Ozu

Publié le par Veronica Linguini

Douchet remarque la toile de jute rudimentaire sur laquelle se déroule le générique de tous les films d'Ozu. Selon Douchet elle symbolise "la succession de petits riens apparemment insignifiants qui constituent l'histoire et manifestent la banalité de la vie ordinaire. La trame grossière de la toile retient quelque chose du temps qui passe. Ozu filme la vie dans sa réalité quotidienne, répétitive pour mieux chercher à saisir une autre vie secrète, celle du vécu affectif: peindre avec exactitude l'aspect extérieur de l'événement pour mieux capter l'invisible. Rendre perceptible le frémissement de la vie intérieure. L'espace physique rappelle la présence de l'espace temporel. Le temps compte, son sentiment, sa pesanteur."

"Chez Ozu tout est ordinaire ou banal, même la mort ou les morts qui font l'objet d'un oubli naturel.
La nuit qui se change en jour, ou l'inverse renvoient à une nature morte sur laquelle la lumière tombe en faillissant ou en croissant. La nature morte est le temps car tout ce qui change est dans le temps mais le temps ne change pas lui même.

Le néo réalisme vise un réel à déchiffrer, toujours ambigu. La situation optique pure: l'image empêche la perception de se prolonger en action pour la mettre en rapport avec la pensée.
L'opsigne: rendre sensible le temps, la pensée, les rendre visibles et sonores."
(ciné club de Caen)

Publié dans nouvelles perceptions

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